Albert Serra et Lisandro Alonso
Deux cinéastes de la nature

 

Albert Serra, Honor de Cavalleria, 2007Lisandro Alonso, Liverpool, 2008

1. Albert Serra, Honor de Cavalleria, 2007. 35 mm, 110’, coul. © Roman Yñàn
2. Lisandro Alonso, Liverpool, 2008. 35 mm, 84’, coul. © Zootrope films

 

 

Albert Serra, cinéaste-artiste-performer Retour haut de page

Albert Serra, en quelques dates

1975 : naissance à Banyoles, Catalogne. Albert Serra entreprend des études en Philologie hispanique et Littérature comparée à l’Université de Barcelone.

2003 : premier long métrage, Crespia, the film not the village.

2006 : Honor de Cavalleria, libre adaptation de Don Quichotte qu’il écrit, dirige et produit. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes de 2006 et considéré comme l’un des meilleurs films de l’année par les Cahiers du Cinéma, ce film obtient des récompenses dans plusieurs festivals pour l’originalité et la pureté de son adaptation de Cervantès : un couple maniériste qui déambule en silence et en communion avec le paysage.

2008 : Le Chant des oiseaux (El cant dels ocells), récit du voyage des trois Rois bibliques, tourné en noir et blanc dans le nord de l’Europe, un film sélectionné dans de multiples festivals internationaux (Munich, Toronto, Vancouver, Mar del Plata, Londres, Rotterdam, Los Angeles, entre autres).
Après ce diptyque, Albert Serra est considéré par la revue Film Comment comme l’un des quinze réalisateurs de référence de la décennie.

2010 : Serra écrit, dirige et interprète la pièce de théâtre Pulgasari, au Teatre Lliure de Barcelone, et filme la série Les Noms du Christ (Els noms de Crist) pour le Musée d’art contemporain de Barcelone (MACBA) à l’occasion de l’exposition Esteu a punt per a la televisio ?
2011 : à la demande du CCC de Barcelone, il entame une correspondance filmée avec l’Argentin Lisandro Alonso et réalise, dans ce cadre, Le Seigneur a fait pour moi des merveilles (El senyor ha fet en mi meravelles).

2012 : invité par la documenta de Kassel, il réalise Les Trois Petits Cochons, film de 101 heures, à partir de textes de Goethe, Hitler et Fassbinder.
2013 : Albert Serra est l’invité du Centre Pompidou.

 

Albert serra / correspondances
Du 17 avril au 29 juin et 26 octobre 2013

La filmographie d’Albert Serra

Albert Serra, Le Seigneur a fait pour moi des merveilles, 2011Albert Serra, Le Chant des oiseaux, 2008

1. Albert Serra, Le Seigneur a fait pour moi des merveilles, 2011
Vidéo, 146’, coul.
© Dr

2. Albert Serra, Le Chant des oiseaux, 2008
35 mm, 98’, nb
© Roman Yñàn

Pour le cinéma

Pour le Musée

Les courts métrages

Albert Serra et Christophe Farnarier, Super 8, 2006Albert Serra, L'Alto Arrigo, 2008

1. Albert Serra et Christophe Farnarier, Super 8, 2006
Vidéo, 14’, coul. muet
© Andergraun Films

2. Albert Serra, L'Alto Arrigo, 2008
Vidéo, 12’,coul.
© Andergraun Films

Albert Serra, Les Trois Petits Cochons, installation
du 17 avril au 12 mai 2013

Invité par la documenta à l’été 2012, exposition d’art contemporain qui se tient tous les cinq ans à Kassel (Allemagne), Albert Serra réalise, au cours des cent jours de la manifestation, Les Trois Petits Cochons.
La pièce est une adaptation littérale et complète, avec des comédiens et des reconstitutions historiques, de trois textes :

Albert Serra, Les Trois Petits Cochons, 2012Albert Serra, Les Trois Petits Cochons, 2012, lluis Carbo interprète GoetheAlbert Serra, Les Trois Petits Cochons, 2012, L’un des sept interprètes de Fassbinder

1. Albert Serra, Les Trois Petits Cochons, 2012
Vidéo, 101 heures, coul.
© Jordi Mitja

2. Les Trois Petits Cochons, 2012
lluis Carbo interprète Goethe
© Montse Triola

3. Les Trois Petits Cochons, 2012
L’un des sept interprètes de Fassbinder
© Roman Bayarri

Aucune adaptation n’ayant jamais été réalisée des deux premiers textes, Serra met méticuleusement en scène leurs structures sous forme de journal, leurs chronologies et tous leurs dialogues. Dans le cas de Goethe, les descriptions des situations servent d’aide à la mise en scène et quelques dialogues à la troisième personne sont transposés à la première personne. Dans le cas des Conversations d’Hitler, les dialogues restent inchangés et la mise en scène construite directement à partir du texte, simplement complétée par une étude des faits historiques.

Le personnage de Fassbinder, et certaines de ses opinions sur la société allemande et son passé, l’art et plus particulièrement le cinéma allemand, ainsi que ses questionnements intimes, insérés librement et de façon plus ou moins aléatoire, servent de contrepoint à la rigueur conceptuelle des deux premiers textes. Par opposition à ces derniers, qui sont totalement filmés en allemand, les parties dédiées à Fassbinder sont tournées en catalan et, pour une petite partie, en allemand.
 
L’intégralité du film a été tournée durant les 100 jours de la dOCUMENTA (13). La projection des Trois Petits Cochons a eu lieu dans le Gloria Cinema de la Friedrich-Ebert-Strasse de Kassel pendant 9 jours non-stop au total.

« Le titre du film, Les Trois Petits Cochons, fait référence au célèbre conte, dont la version écrite date du milieu du 19e siècle, mais qui existait certainement dans la tradition orale bien avant cela. Non sans ironie, le titre fait également référence à trois moments de l’histoire de l’Europe et de sa construction en tant qu’identité culturelle, trois moments représentés par les figures de Johann Wolfgang Goethe, Adolf Hitler et Rainer Werner Fassbinder. […] Fassbinder disait, au cours d’une conversation avec le dramaturge Horst Laube, qu’« il est impossible de parler du sens de la vie sans utiliser des mots inappropriés. Des mots imprécis. Mais ce sont pourtant les seuls que nous ayons. Alors, allons-y ! ». C’est ainsi que commence le film. Acteurs, professionnels ou non, répètent les trois textes sans que le film n’ait de destination finale, trouvant constamment son existence dans sa fabrication, changeant de jour en jour. La superposition de textes et de personnages donne au projet son caractère si particulier, enraciné dans la parole, entre enquête sociale et objet dédié à l’infini. Toute conversation s’appuie sur celui qui écoute, comme tout film compte sur le spectateur. Ici naît une sorte de banalité risible qui nous fait contempler notre quotidien comme la plus lointaine des histoires de science-fiction : une histoire qui questionne l’identité à un certain endroit – Kassel, Allemagne – à un moment donné – l’été 2012… Les Trois Petits Cochons est basé sur une règle de trois, comme une méthode pour parvenir à une issue finale menant au désastre : le loup. Ici, c’est une troisième approche culturelle qui s’avère fructueuse non pas la littérature, ni l’Histoire, mais le cinéma. »

Chus Martinez, catalogue de la dOCUMENTA (13), 2012

Du 17 avril au 12 mai 2013, le film est projeté sur grand écran, au Forum-1, en continu, tous les jours à partir de 11h30. Le samedi 4 mai à 17h30, table ronde avec Philippe Azoury, Emmanuel Burdeau, Christian Delage, Philippe Parreno (sous réserve), Corinne Rondeau et Albert Serra, animée par Marc Voinchet.

La Carte Blanche d’Albert Serra
du 19 avril au 5 mai 2013

Fernando Arrabal, Viva La Muerte, 1971Making of Chaos and Creation, New York, 1960

1. Fernando Arrabal, Viva La Muerte, 1971
35 mm, 90’, coul. Dr

2. Making of Chaos and Creation, de Philippe Halsman et Salvador Dali, 1960
© Philippe Halsman Magnum Photos

Héritier autoproclamé de Salvador Dali, grand lecteur, Albert Serra est également un cinéphile éclectique et subtil. Il décline ses affinités à travers une carte blanche en 10 séances, chacune présentée en compagnie d’un invité (Abel Ferrara, Catherine Millet, Luc Moullet, Jean Narboni, Olivier Père, Mevil Poupaud, …).
Au programme, 4 films rares avec Salvador Dali, des films méconnus d’Arrabal, Makavejev, Passer, mais aussi des classiques revisités en compagnie d’invités, comme le Samson et Dalila, de DeMille, présenté avec Luc Moullet.

Autour de Dali
Programme 1

Programme 2

Albert Serra au Centre Pompidou, c’est aussi…

Une table ronde autour de l’esthétique de la corrida, TOROS !, avec Albert Serra et Miquel Barceló (artiste), Luis Francisco Espla (ancien torero et historien de la tauromachie) et Francis Wolff (philosophe), au cours de laquelle seront projetés des films des frères Lumière.
Samedi 27 avril à 17h30, Petite salle.

Arrivée des Toréadors (Cat. Lumière N°259) Sortie de la Quadrille (Cat. Lumière N°863)

1. Arrivée des Toréadors (Cat. Lumière N°259)
Alexandre Promio, Madrid, [14 juin 1896]
© Association frères Lumière

2. Sortie de la Quadrille (Cat. Lumière N°863)
Opérateur inconnu, Nîmes, 8 mai 1898
© Association frères Lumière

« Tout petit, je me passionnais déjà pour les toros. Ils représentent la quintessence de l’Espagne, toute sa mystique, son esthétique, son caractère. Par ailleurs, c’est le seul spectacle esthétique que je connaisse qui parvient à transcender ce premier objectif, l’ordonnance esthétique du temps, de l’espace et du mouvement, pour aller plus loin à travers la présence de la mort. Peut-être dois-je convenir que ce n’est plus alors un art mais une fascinante liturgie (d’un culte à définir). De plus, la cruauté à l’égard des animaux (qui existe, même si certains la nient) m’a toujours attiré, comme elle a toujours attiré Dalí, et elle me semble une métaphore de la souffrance de la nature. Une fois de plus, il s’agit d’imposer notre vieille civilisation, notre esthétisme, notre morale, mais au prix de certaines gratuités cruelles. Comment y remédier, la beauté étant presque toujours injuste ? »

Albert Serra. Propos recueillis par Sylvie Pras, janvier 2013

Dali’nsomnia, un épilogue en hommage au maître, Salvador Dali. Entre discussion et performance, Albert Serra et Hans Ulrich Obrist (directeur de la Serpentine Gallery à Londres) échangeront une nuit durant, ainsi que de nombreux artistes invités, présents à Paris à l’occasion de la Fiac (Foire internationale d’art contemporain), autour de l’œuvre du peintre catalan, son œuvre, son mythe.
Samedi 26 octobre 2013, de 21h à l’aube.

Lisandro Alonso, entre liberté et enfermement Retour haut de page

Lisandro Alonso, La Libertad, 2001

Lisandro Alonso, La Libertad, 2001
35 mm, 73’, coul.
Avec Misael Saavedra
© Slot Machine

Lisandro Alonso, en quelques dates

1975 : naissance à Buenos Aires. Lisandro Alonso étudie pendant trois ans à l'Universidad Del Cine (l'Université du cinéma).
1995 : en marge de ses études à l'Universidad Del Cine, à partir de quelques bobines 16 mm récupérées auprès d'un ami, il coréalise avec Catriel Vildosola un court-métrage intitulé Dos en la Vereda (Deux sur le trottoir). Peu apprécié des professeurs de l'école, ce court métrage en un seul plan-séquence annonce l'attente et la durée qui caractériseront les longs métrages à venir. Alonso devient assistant réalisateur sur plusieurs longs métrages et travaille comme ingénieur du son jusqu’en 2000.

2001 : Alonso signe La Libertad, son premier long métrage. Le cinéaste suit, dans son activité quotidienne, un jeune bûcheron, Misael, à l’écart de la civilisation, en créant une étrange et singulière façon d’envisager le paysage, la violence et la vie solitaire. Non pas un film écologique mais la conviction que l’enfermement peut aussi se vivre dans la nature la plus sauvage. Le film est sélectionné dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes.

2003 : il fonde 4L, maison de production basée à Buenos Aires, pour produire ses propres films.

2004 : Alonso revient à Cannes dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs avec Los Muertos, film radical, possédant la force de l’étonnement face à des paysages mystérieux : un homme, sorti de prison, part au fond de la jungle à la recherche de sa fille.
2006 : toujours dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs, il présente son troisième long métrage, Fantasma, dont il est également le producteur.

2008 : Alonso réalise Liverpool, à Ushuaïa. À bord d'un immense cargo, le marin Farrel veut descendre à terre pour rejoindre l'endroit où il est né, une petite ville coupée du monde, quelque part dans la Terre de Feu, cette fois à la recherche de sa mère dont il ne sait si elle est encore en vie. Au départ, Liverpool devait être son troisième film. Des difficultés de production ont retardé sa réalisation mais ont permis au cinéaste de concrétiser Fantasma, sorte d'épilogue de ses deux premiers longs métrages.
Basculant entièrement du côté de la fiction, il semble préparer le terrain au film qu'Alonso tourne actuellement avec Viggo Mortensen. Liverpool a été sélectionné au Festival de Cannes à la Quinzaine des réalisateurs.

2013 : après plus de cinq années passées loin des caméras, le cinéaste entreprend ce nouveau long métrage avec − contrairement à ses précédents films interprétés par des non-professionnels − l’acteur Viggo Mortensen. Le film se déroule entre le Danemark d’aujourd’hui et l’Argentine de la fin du 19e siècle, Alonso s’inspire notamment, ici, de l’ouvrage : La guerre dans la Pampa. Souvenirs et récits de la frontière argentine (1876-1879), du Français Alfred Ebelot.

« Je veux » dit le cinéaste, à propos de ce tournage en cours, « une lumière très artificielle et très dure, pour ne pas charger l’histoire d’émotivité ou de nostalgie. J’ai envie de faire quelque chose de différent, de plus fou que ce que je faisais auparavant. Les différentes temporalités qui vont exister dans le film vont me permettre de proposer différents types de lecture au spectateur. On est entré dans une nouvelle modernité qui appelle, selon moi, à proposer de nouvelles narrations. […]
Avec des centaines de chaînes de télévision, les téléphones portables, Facebook ou Twitter, on est sans cesse amenés à passer d’une chose à une autre. Je vais tenter de rentrer là-dedans et voir ce qu’il en ressort. Et je ressens la même curiosité, la même envie qu’il y a dix ans, quand j’avais le caprice d’aller filmer Misael au beau milieu de la campagne et que les gens me disaient que ça n’avait aucun intérêt. Je sens cette même énergie à présent. Et il me semble que c’est la même curiosité que celle qu’éprouve Kiarostami au moment de filmer Copie conforme en Italie ou Like someone in love au Japon. […]

Nicolas Azalbert, extrait des Cahiers du Cinéma, janvier 2013

Lisandro Alonso / Correspondances
du 31 mai au 29 juin 2013

Lisandro Alonso, Los Muertos, 2003Lisandro Alonso, Sin Titulo (Carta para Serra), 2011

1. Lisandro Alonso, Los Muertos, 2003
35 mm, 78', coul.
Avec Argentino Vargas
© Slot Machine

2. Lisandro Alonso, Sin Titulo (Carta para Serra), 2011
Vidéo, 23’, coul.
Avec Misael Saavedra. Dr

La filmographie de Lisandro Alonso

Les longs métrages

À la question « […] quelle serait la quintessence de votre cinéma, selon vous ? », Alonso répond : « Pouvoir s’asseoir tranquillement et observer ce qui se passe devant soi et dans cette voie pouvoir communiquer tout ce que j’aimerais dire à propos de la vie telle que je la perçois. Je pense que je suis plus observateur que cinéaste. Si l’on considère qu’il s’agit de deux choses différentes, j’essaie d’apprendre les deux parallèlement, et je pense toujours à ces deux activités comme si elles n’en faisaient qu’une […]. »

Propos recueillis par Sylvie Pras, janvier 2013, extraits

Les courts métrages

La carte blanche de Lisandro Alonso,
du 31 mai au 9 juin 2013

Lisandro Alonso. Dr

Lisandro Alonso. Dr

Lisandro Alonso, chef de fil du « Nuevo cine argentino », nous fait découvrir les films inédits de ses compagnons de route depuis le début des années 2000. Collaborateurs, amis, beaucoup sont, depuis, devenus eux-mêmes des cinéastes.

 

Des longs métrages 

Une sélection de courts métrages

Le cinéma argentin aujourd’hui,
du 14 au 29 juin 2013

Daniela Seggiaro, Beauty, 2011 Alejo Hoijman, El Ojo del Tiburon, 2012

1. Daniela Seggiaro, Beauty, 2011
Argentine, 83’, DCP, coul.
© m-appeal

2. Alejo Hoijman, El Ojo del Tiburon, 2012
Argentine, Costa Rica, Espagne, 93', DCP, coul.
© Deckert Distribution

Depuis la fin des années 90, une nouvelle génération de cinéastes, la plupart issus d’écoles de cinéma, s’est fait connaître grâce au Festival international de cinéma indépendant de Buenos Aires (BAFICI) puis, très vite, internationalement dont Lisandro Alonso, Lucrecia Martel, Pablo Trapero, Diego Lerman, Lucia Cedron ou Carlos Sorín sont les plus importants représentants.
Depuis l’émergence de cette Nouvelle vague argentine, on peut déjà compter avec d’autres jeunes cinéastes. Ce grand événement autour de Lisandro Alonso est l’occasion de découvrir le travail des plus prometteurs d’entre eux.

« Pour beaucoup, les auteurs de ces dix films sont à peine trentenaires. Profitant de l’élan initié par leurs aînés et revendiquant la même exigence et encore plus de liberté que ces derniers, ils travaillent souvent sans le soutien financier de l’INCAA (l’Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales, l’équivalent de notre CNC) mais aidés par les facilités du numérique en matière de réalisation ou de montage. Scénaristes ou monteurs pour d’autres, ils écrivent eux-mêmes leurs films (comme Lisandro Alonso, Martín Rejtman ou Lucrecia Martel avant eux), ont à cœur de renouveler les formes tant plastiques que narratives, et fondent parfois leurs propres sociétés de production.
En réunissant ainsi les films de Laura Citarella, Jazmín López, Daniela Seggiaro, Gonzalo Castro, Alejandro Fadel, Alejo Hoijman, Santiago Mitre, Matías Piñeiro, Ulises Rosell et Gastón Solnicki, ce regard porté sur le Nuevo nuevo Cine Argentino est l’occasion pour le Centre Pompidou de faire découvrir au public parisien la frange assurément la plus ambitieuse de la création cinématographique contemporaine. »

Sylvie Pras, Responsable des Cinémas du Centre Pompidou

 

Détails des séances : consulter l’Agenda de Cinéastes en correspondance

Cinéastes en correspondance